Monthly Archive September 2018

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IDE: Les craintes du secteur privé

Le secteur privé national tire la sonnette d’alarme sur la baisse des investissements directs étrangers en Afrique.

Les investissements directs étrangers (IDE) sont en chute libre. Et cela, depuis deux ans. Notamment en Afrique. Le président du Meds, qui tire la sonnette d’alarme, souligne que les IDE sont passés de 1810 milliards en 2016 à 15 milliards de dollars à 2017.

Le continent africain est le plus durement touché. «Malgré les bonnes perspectives de reprises pour 2018 de la CNUCED, l’Afrique n’est pas en reste, puisque le taux de rendement a chuté de 6,3%  en 2017, contre 12,3% en 2012», indique Monsieur Mbagnick Diop.

Ce recul, révèle-t-il, s’explique en partie par l’effondrement des prix des matières premières durant cette période. Seules les économies diversifiées tirent leur épingle du jeu. «Les IDE vers les pays en développement se sont établis en légère hausse (2%) à 653 milliards de dollars », a-t-il noté.

Rappelant au Premier ministre que depuis plus de quinze ans, le Comité scientifique du Meds ne cesse d’attirer l’attention des entreprises et gouvernants, sur la rupture et le passage d’une économie matérielle (basée sur la production de biens, des matières premières, etc.) vers une économie immatérielle basée sur les innovations, connaissances, la digitalisation, le numérique, l’intelligence artificielle, etc.)

A l’en croire, une nouvelle cartographie des investissements est en train de se dessiner et trouve son refuge actuellement en Asie, avec une hausse de 2% des IDE, représentant plus de 655 milliards. Comment s’adapter à cette nouvelle donne mondiale de l’économie ?

La recette du  Meds est dans la thématique de la présente édition des Assises économiques du Meds dans le contexte de finalisation de la deuxième phase du Plan Sénégal émergent.

Pour Mbagnick Diop, la thématique est d’autant plus pertinente que l’économie mondiale, et particulièrement africaine, est marquée par de meilleures perspectives de croissance, avec de nouvelles stratégies d’investissements de financements alternatifs, innovants et diversifiés.

Lesquelles, précise-t-il, pourront mieux accompagner le financement des investissements durables de notre économie.  «Ce sont les nouveaux enjeux que nous proposons de traiter à l’occasion de cette 18ème Session des Assises économiques, dont la tenue régulière, avec la participation des plus hautes autorités du pays, témoigne des excellentes relations de collaborations durables, qu’entretiennent en bonne intelligence, le Meds et le gouvernement du Sénégal », se réjouit-il.

M. Diop ne terminera pas son discours sans rendre un hommage appuyé au Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne. Ce, d’abord pour sa « disponibilité » et son « engagement constant» auprès du secteur privé, puis pour ses qualités.

« Vous êtes un homme d’écoute et de consensus. Technocrate pur et dur, vous l’êtes aussi, mais un homme politique affable et redoutable. Depuis plus d’une décennie, vous avez réussi en virtuose et en maestro à défendre et promouvoir la vision du chef de l’Etat Macky Sall », dira-t-il.

M. BA

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la 18e Session des Assises Economiques du MEDS

Le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne a présidé , ce jeudi 06 septembre, à l’hôtel Radisson Blu, la cérémonie d’ouverture de la 18e Session de Assises économiques annuelles du Meds.  Cette année, le thème central porte sur le « Financement de l’économie sénégalaise (Etat, PME, Grandes entreprises). Quel modèle de système de financement de l’investissement à l’économie sénégalaise, pour la réalisation des opportunités de croissance ? »  Le ministre du Budget, Birima Mangara, et le ministre de la culture, Abdou Latif Coulibaly ont pris part à la cérémonie d’ouverture.

16h 04:  Fin de la 18eme Session des Assises économiques du Mouvement des Entreprises du Sénégal (Meds).

16h 00: Mot de clôture du président du Meds

Mbagnick Diop, Président du Mouvement des Entreprises du Sénégal  (Meds) a clôturé les travaux de la 18ème Session des Assises économiques du Meds. Il a remercié les autorités étatiques, les partenaires et les panélistes. Il a félicité et remercié tous les membres de Meds. Toutes les réalisations du Meds seront compilées dans un livre, annonce-t-il.

15h 49: Intervention du modérateur Amadou Ly Bocoum, vice-président du Meds

« Nous ne sommes pas un patronat de façade mais un patronat de contribution. Il y a une rupture sémantique au sein du Meds. Il en veut pour preuve la publication d’un Livre Blanc du Meds. Nous sommes en train de faire des missions qui sont dédiées à l’Etat (forum du premier emploi, Business breakfast de l’Iata sur l’économie numérique.. Il faut que le Meds soit au premier, nous en avons la capacité car le Meds produit des réflexions scientifiques. Il n’y a que le Meds qui travaille, et en avance sur tout le monde. Le Meds doit être le « number one » du secteur privé. Nous faisons de grandes choses qui marquent l’histoire de ce pays. Il faut maintenir le sommet et y rester. »

15h 40 mn: Reprise des travaux – Le SG du Meds, Modou Mboup fait la restitution des travaux

14H 20: Pause déjeuner

14h 14 : Synthèse d’Ibrahima Wade sur l’ensemble des communications

14h: Intervention du directeur de l’Adepme

13h 50: Communication d »Amath Soumaré sur le thème « quelle articulation entre le financement de l’économie sénégalaise et l’intelligence économique/ artificielle.

13h 40: Communication de M. Souleymane Diagne Professeur à l’Ucad sur le thème: « Attirer les investissements internationaux dans l’économie nationale sénégalais, quelles conditions ? »

13h 20: Intervention de Bachir Dramé, expert en pétrole, conseiller spécial du président du Meds

13h 07: Intervention de Mamadou Fall Kane, Secrétaire permanent adjoint du Cos-petrogaz

Mamadou Fall Kane a fait une présentation sur le thème « Découvertes énergétiques au Sénégal. Quelle place du secteur privé national dans la gestion durable et inclusive des ressources gazière et pétrolière? » Selon Kane, dans tous les contrats pétroliers, l’Etat du Sénégal est majoritaire.

« Dans tous les  contrats signés, notre pays gagne plus de 50% de la rente pétrolière », explique-t-il. Mieux, ajoute-t-il, tous les contrats qui publiés sur le site de l’Itie et celui du gouvernement sont transparents.

« Jusque-là, personne n’a été capable de dire que les contrats qui ont été signés étaient au détriment des intérêts du Sénégal. Nous sommes sensibles à la préservation des intérêts du Sénégal.

Ce sont de fausses idées qui sont entretenues. Il y a une grande volonté d’ouverture et de transparence. On ne peut pas faire à l’Etat le procès de l’opacité. »

Par ailleurs, il précise que l’activité pétrolière est risquée et coûteuse. En 2014, année des découvertes du pétrole au Sénégal, le taux mondial d’échec des forages d’exploration était de 87%, souligne-t-il. Selon Kane, cela signifie que 87 forages sur 100, pourtant effectués après des études géophysiques sérieuses, se sont révélés négatifs.

C’est pourquoi, il invite le Secteur privé à se donner les moyens législatifs et juridiques pour investir dans le pétrole. Il rassure le Meds que la volonté politique de l’Etat du Sénégal en matière d’exploitation pétrolière est bien réélle.

12h 00: Présentation d’Ibrahima Wade du Bureau opérationnel suivi (Bos) du Pse

Ibrahima Wade s’est réjoui du  thème central des Assises économiques du Meds, qui selon lui,  est une réflexion menée dans le cadre du PAP II. Il déplore la faiblesse dans le financement du secteur privé, soutenant que le privé local  doit prendre le relais du financement de l’économie nationale. « C’est ça le gros défi. »  Pour la  commande publique, Wade estime  que le secteur privé peut capter une manne financière de  1500 à 2000 milliards F Cfa. Pour le PPP, il faut tout de suite définir le cadre juridique, recommande-t-il, invitant le Meds à travailler la-dessus. Il préconise un projet de loi sur la cogestion dans le cadre des financements des infrastructures de l’Etat.

11h 40: Présentation du thème générique par Moustapha Ba, directeur du Budget:

« Le déficit budgétaire a été réduit à 3,7% en 2017. En 2018, le projet de loi rectificatif voté à l’assemblée l’estime à 3,5%. Le train de vie de l’Etat a baissé de 17% 0 7,5%. Pour les Conventions de financements avec les partenaires financiers de l’Etat,  de 2000 à 2011, nous en sommes à 3789 milliards de francs Cfa. D’Avril 2012 au 31 aout 2018, on est à 7000 milliards ; ce qui a été multiplié par quatre. 86% des financements de l’Etat sont essentiellement orientés vers les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, l’hydraulique et l’assainissement. C’est 86% des financements de l’Etat  Pour le Fongip et le Fonsis, l’Etat a investi 39 milliards de 2013. Pour le Plan d’actions prioritaires (PAP, 70% des financements devaient provenir du secteur privé. Le taux d’investissement privé est passé de 1445 milliards à 1500 milliards. Pour le PAP 2, il faut une présence importante du secteur privé. La crédibilité de l’Etat du Sénégal détermine les taux d’intérêts. Le Sénégal présente un risque d’endettement de niveau faible Néanmoins il faut surveiller la dette même celle-ci  estimée à plus de 800 milliards est soutenable. Le Sénégal est passé de B1 positif à B à 3 stable en 2017. En clair, le Sénégal est passé de B plus stable à B plus positif. »

10h 36:  Allocution d’ouverture du Premier ministre, Mahammad B. A. Dionne:

Le Premier ministre, à l’entame de son  son discours, s’est d’abord réjoui de l’organisation de la 18ème Session des Assises du Meds. Mahammad Boun Abdallah Dionne estime  que l’évènement qui nous réunit, aujourd’hui, est un profond débat d’experts.

Il s’est félicité du taux de croissance de 7,2 % malgré un contexte de déficit budgétaire et d’inflationniste. Il a exhorté à consolider les acquis, à travers une dynamique unitaire nationale.

«Désormais c’est possible au Sénégal  de faire des affaires et de gagner de l’argent dans la transparence », soutient-il. Avant d’ajouter : «Nous comptons maintenir le cap d’une croissance forte et durable. »

« L’Etat attend beaucoup du secteur privé pour le développement économique et social du Sénégal », fait-il savoir, ajoutant  que désormais, il faut œuvrer à une inversion de la tendance du financement de notre économie par le secteur privé. « Les opportunités d’affaires existent dans ce pays, à travers le Pse », développe-t-il.

Il annonce pour bientôt le vote d’un projet de loi sur le contenu local destiné au secteur privé national. Ce, pour permettre au secteur privé local de se positionner sur la chaine du gaz et du pétrole.

« Nous attendons des propositions du secteur privé.» Le Pm a également annoncé la mise en place de l’Initiative sur l’économie verte. Ce, pour lutter contre la déforestation.

Sur l’actionnariat des autoroutes à péage, il précise ceci: « Les Autoroutes du Sénégal  appartiennent au peuple Sénégal », clarifie-t-il.

10h 27: Le président du Meds, M. Mbagnick Diop prononce son discours:

« Les  Assises économiques du Meds se sont imposées au fil du temps, comme un rendez-vous annuel, dans un environnement de réflexion stratégique, d’innovation pour le développement économique et social du Sénégal», a d’emblée indiqué le président du Meds, Mbagnick Diop.

Citant World Investment Report, le nouveau rapport mondial sur l’Investissement, il souligne que depuis deux années consécutives, les investissements directs étrangers (IDE) sont en baisse.

La part des IDE est passée de 1810 milliards en 2016 à 15 milliards de dollars à 2017, indique M Diop. Il ajoute : « Malgré les bonnes perspectives de reprises pour 2018 de la CNUCED, l’Afrique n’est pas en reste, puisque le taux de rendement a chuté de 6,3%  en 2017, contre 12,3% en 2012. »

Ce recul, dit-il, s’explique en partie par l’effondrement des prix des matières premières durant cette période.

Par contre, ajoute-t-il, les IDE vers les pays en développement se sont établis en légère hausse (2%), à 653 milliards de dollars.

Au Premier ministre, M. Diop lui rappelle que depuis plus de quinze ans, le comité scientifique du Meds ne cesse d’attirer l’attention des entreprises et gouvernants, sur la rupture et le passage d’une économie matérielle (basée sur la production de biens, d matières premières, etc.) vers une économie immatérielle basée sur les innovations, connaissances, la digitalisation, le numérique, l’intelligence artificielle, etc.)

A l’en croire, une nouvelle cartographie des investissements est en train de se dessiner et trouve son refuge actuellement en Asie, avec une hausse de 2% des IDE, représentant plus de 655 milliards.

« Ce sont les nouveau enjeux que nous proposons de traiter à l’occasion de cette 18ème Session des Assises économiques, dont sa tenue régulière, avec la participation des plus hautes autorités du pays, témoigne des excellentes relations de collaborations durables, qu’entretiennent en bonne intelligence, le Meds et le gouvernement du Sénégal.

Selon toujours le président du Pds, la thématique de la présente édition des Assises économiques du Meds dans le contexte de finalisation de la deuxième phase du Plan Sénégal émergent, est d’autant plus pertinente, que l’économie mondiale et particulièrement africaine est marquée par de meilleures perspectives de croissance, avec de nouvelles stratégies d’investissements de financements alternatifs, innovants et diversifiés.

Lesquelles, précise-t-il, pourront mieux accompagner le financement des investissements durables de notre économie.

Pour conclure, le président du Meds a rendu un hommage appuyé au Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne. Ce, pour sa disponibilité et son engagement constant auprès du secteur privé.

Il loue les qualités du Premier ministre : « Vous êtes un homme d’écoute et de consensus. Technocrate pur et dur, vous l’êtes aussi, mais un homme politique affable et redoutable. Depuis plus d’une décennie, vous avez réussi en virtuose et en maestro à défendre et promouvoir la vision du chef de l’Etat Macky Sall.»

10h 26: Début de la cérémonie

10h 20:  Arrivée du Premier ministre, de Birima Mangara, ministre du Budget et de Abdou Latif Coulibaly, ministre de la culture

09h 44: Plusieurs représentants des institutions internationales ont déjà pris place dans la salle. Des chefs d’entreprises sont installés. Plusieurs autorités dont Ibrahima Wade patron du Bureau opérationnel suivi (Bos) du Plan Sénégal émergent (Pse) sont bien installés dans la salle, en attendant l’arrivée du Premier ministre.

08h – 9h : Accueil et mise en place des Invités