Discours de M. Saliou DIEYE – Vice Président du MEDS

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Discours de M. Saliou DIEYE – Vice Président du MEDS

  • Monsieur le Président du MEDS,
  • Messieurs les membres du Bureau Exécutif,
  • Messieurs les membres du Conseil d’Administration,
  • Messieurs les Chefs d’Entreprises,
  • Chers Invités,

Il me revient l’insigne honneur cette année à la suite des Assises Annuelles de notre organisation de sacrifier à l’exercice délicat de faire le discours au nom des membres du Bureau exécutif, du Conseil d’Administration et du Staff du Président.

J’en suis très honoré et remercie très sincèrement Monsieur le Président Mbagnick DIOP et l’ensemble des membres du BE, du CA et du Staff du Président.

Je voudrais tout d’abord rappeler que le Thème des Assises de cette année qui a porté sur les « Enjeux de la modernisation de l’Agriculture » constitue pour le Président de la République et son       Gouvernement un des éléments devant être un puissant levier de développement économique et social.

Sans prétendre effectuer une synthèse des Assises qui revient à notre nouvelle Secrétaire Générale Mme Awa Mbaye que je félicite au passage, je voudrais souligner qu’il est ressorti de ces Assises que l’agriculture sénégalaise dispose d’une marge de progression importante. L’exploitation de son potentiel avec l’application rigoureuse de la loi d’Orientation Agro-Sylvo-pastorale qui définit, sur la période 2004-2024, un cadre intégré favorable au développement de l’agriculture, de l’élevage et de la sylviculture et à l’épanouissement des populations rurales, permettra de placer notre pays dans la vie d’une croissance forte et durable.

Toutefois, comme l’a souligné fort heureusement Monsieur le Ministre de l’Agriculture et à sa suite Monsieur le Président Mbagnick Diop, un tel objectif appelle à la poursuite de la mise en œuvre de cette loi pour inciter le Secteur Privé à investir massivement et en toute confiance dans l’Agriculture. Et, nous ne devons point perdre de vue l’importance des femmes dans ces programmes et activités car elles génèrent la moitié de la  production mondiale alimentaire, produisent prés 80% des aliments et plus de 70% du travail agricole en Afrique de l’Ouest.

Nous devons mettre à la disposition de ces femmes des ressources, des avantages et services de vulgarisation et de soutien technique.

Au delà, une étude minutieuse devrait être menée pour intégrer les jeunes afin de résoudre intelligemment la problématique du chômage.

Enfin la politique agricole doit permettre de renforcer ses relations d’échanges avec les autres secteurs à travers le développement des chaines de valeur et les activités de transformation.

Pour ce faire, un accent particulier doit être mis sur le développement des infrastructures de soutien à la production, notamment la réalisation et la valorisation des aménagements agricoles, les infrastructures de transport, les TIC pour l’accès en temps réel à l’information sur les marchés de produits agricoles, l’hydraulique, l’énergie, la modernisation des équipements des exploitations agricoles mais aussi le renforcement de l’accès des producteurs à des crédits agricoles adaptés à leurs besoins, l’instruction et la formation des agriculteurs, l’agro-industrie et les activités manufacturières.

La politique agricole ne doit pas rester un vœu pieux. Il est possible de faire de l’agriculture le moteur de développement économique et social au Sénégal mais il faut une réelle volonté politique.

Monsieur le Président du MEDS,

Messieurs les membres du Bureau Exécutif,

Messieurs les membres du Conseil d’Administration,

Messieurs les Chefs d’Entreprises,

Chers Invités,

Je voudrais ensuite féliciter l’ensemble des membres de la nouvelle équipe qui a été choisie pour cette année car il s’agit d’une marque de confiance placée en elle et elle devra mériter cette confiance en accomplissant convenablement les différentes missions qui leur seront confiées.

En tant que Chef d’entreprises, il ne nous faut pas nous suffire du Bien.

Le bien nuit à l’excellence et c’est pour cette raison que l’excellence est une denrée rare.

Jim Collins introduisait justement son ouvrage « From Good to Great » en disant que « Si nous n’avons pas d’excellentes écoles, c’est parce que nos écoles sont bonnes. Nous n’avons pas de gouvernement excellent, avant tout parce que nous avons  un bon gouvernement. Peu d’entre nous vive une existence sublime, et cela tient principalement à la facilité avec laquelle on s’installe dans une vie agréable. »

L’immense majorité des entreprises ne devient jamais performante précisément parce qu’elle atteint un niveau relativement bon, ce qui constitue son principal handicap.

Je vous exhorte tous, à développer une synergie dans l’action pour tendre vers l’excellence.

Pour cela, une réflexion nous est faite dans le document de la SNDES. En effet, il établit une typologie des modèles d’entreprenariat suivant :

–       Le premier « Business to Goverment » – B2G concerne les activités commerciales reliant les entreprises de ce profil privées aux services étatiques. Les entreprises vivent généralement de la commande publique.

–       Le second type, « Business to Consumer» – B2C, qualifie les transactions d’entreprises vers  les particuliers ou consommateurs finaux.

–       Enfin, le dernier, désigné par l’appellation « Business to Business » – B2B caractérise les échanges entre entreprises.

 

La forte concentration du Secteur Privé National sur le modèle B2G fragilise son potentiel car toute difficulté de trésorerie publique peut le rendre amorphe.

Ainsi, le défi majeur que nous devons relever est d’inciter l’entreprenariat compétitif, sous les modèles B2B et B2C formels, dans les domaines et secteurs porteurs, à travers des structurations économiques en chaine de valeurs.

Monsieur le Président du MEDS,

Messieurs les membres du Bureau Exécutif,

Messieurs les membres du Conseil d’Administration,

Messieurs les Chefs d’Entreprises,

Chers Invités,

Je voudrais en votre nom à tous féliciter Monsieur le Président Mbagnick DIOP pour l’ensemble  des actions entreprises à l’endroit de chacun de nous, chaque action comportant des risques qu’il se fait toujours le plaisir de porter.

Monsieur le Président, j’ai compris le sens de votre réflexion quand vous me rappeliez cette maxime de Goethe qui disait : « Ce n’est pas assez de faire des pas qui doivent un jour conduire au but, chaque pas doit être lui-même un but en même temps qu’il nous  porte en avant. »

C’est cela le pari de l’Action.

Soyez assurés, Monsieur le Président, que nous serons toujours à vos cotés et en première ligne.

Je vous remercie de votre aimable attention.

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